
Il n’y a rien à faire, c’est l’âge !
« Il a mal, c’est normal, il est vieux ! »
Cette phrase, je l’entends encore trop souvent et c’est bien dommage parce qu’elle enferme des chiens dans une souffrance qu’on pourrait pourtant soulager.
Le vieillissement du corps apporte son lot de difficultés, de douleurs, de pathologies liées à l’âge. C’est un facteur de risque important dont il faut tenir compte, oui !
Mais est-ce une fatalité pour autant de souffrir en vieillissant ? Pas vraiment !
Pourquoi ce mythe est si dangereux
Le problème avec la normalisation de la douleur liée au vieillissement, c’est qu’elle retarde parfois pendant des mois la prise en charge d’une douleur qui pourrait être traitée. Un chien qui souffre en silence depuis longtemps, ce n’est pas « juste » un chien qui vieillit. C’est un chien dont on a mis la douleur sur le compte de la fatalité au lieu de chercher une solution pour améliorer son confort, sa mobilité et au passage améliorer aussi la qualité de son vieillissement voire de le retarder.
Les signes à ne jamais laisser passer sous prétexte de l’âge
Certains signes sont souvent minimisés, alors qu’ils méritent toujours un avis vétérinaire :
- les douleurs apparentes (vocalises, léchage excessif d’une zone, réticence à être touché)
- Anxiété ou changements de comportement inhabituels
- Raideurs, surtout au lever ou après le repos
- Difficultés à se déplacer, à monter/descendre, à sauter
- Diminution brusque du niveau d’activité
- Diminution de l’appétit
- Essoufflements inhabituels
La règle à retenir : plus les difficultés sont prises en charge tôt, mieux c’est. Un changement brutal ou progressif de comportement n’est jamais « juste l’âge », c’est un signal qu’il faut écouter.
Douleur et mobilité : un cercle qui s’auto-entretient
Il est important de comprendre à quel point la douleur et la perte de mobilité s’alimentent mutuellement chez le chien âgé. Un chien qui a mal, bouge moins. Il évite certains mouvements, hésites avant de sauter, raccourcit les balades. Cette baisse d’activité qui semble logique et habituelle avec l’âge a pourtant un coût réel :
Les muscles qui soutiennent les articulations s’affaiblissent, les raideurs s’installent davantage et le chien perd en souplesse et en stabilité. Résultat : il a encore plus de risques de douleur au moindre mouvement et encore moins envie de bouger avec un risque de blessure plus important.
Un chien senior actif, dont la douleur est bien gérée, vieillit souvent bien plus lentement, tant sur le plan physique que cognitif, qu’un chien du même âge laissé dans l’inconfort. La mobilité n’est pas qu’une question de confort au quotidien : c’est aussi ce qui entretient la masse musculaire, la stimulation cognitive et le moral du chien.
C’est pour ça qu’il ne faut jamais attendre « que ça empire vraiment » avant d’agir. Plus on intervient tôt sur la douleur, plus on a de chances de casser ce cercle avant qu’il ne s’installe.
Il existe des solutions
C’est là LE message que j’aimerais que chaque propriétaire de chien sénior retienne : il existe des solutions, des traitements, des adaptations pour vraiment améliorer le confort d’un chien âgé. Qu’il s’agisse de gestion de la douleur, d’aménagements à la maison, d’ajustements de l’activité physique, ou d’un accompagnement comportemental adapté à son rythme.
Vieillir n’est pas une maladie et vieillir dans la douleur n’est pas obligatoire.
Que faire concrètement ?
Au moindre doute sur la santé et le confort de votre chien, quel que soit son âge, n’attendez pas, consultez votre vétérinaire.
Et si vous avez l’impression que quelque chose a changé chez votre compagnon sans savoir exactement quoi, ou si vous cherchez à mieux comprendre son comportement au quotidien pour l’accompagner sereinement dans cette étape de sa vie, je propose un accompagnement spécialisé pour les chiens séniors, à domicile ou en visio.
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